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Régionales en Nouvelle-Aquitaine : Darrieussecq cible « l’usure du pouvoir » de Rousset

Par Jefferson Desport – [email protected], Publié le 16/06/2021 à 22h17, Sud-Ouest

Mercredi soir, en meeting à Gradignan (33), devant François Bayrou et Gabriel Attal, Geneviève Darrieussecq a attaqué la longévité d’Alain Rousset à la tête de la région.

Après avoir reçu le soutien de Gérald Darmanin, lundi à Pauillac, Geneviève Darrieussecq a poursuivi sa campagne mercredi soir à Gradignan, toujours en Gironde. Avec trois nouveaux soutiens de poids pour la candidate de la majorité présidentielle à ces élections régionales en Nouvelle-Aquitaine : François Bayrou, le maire de Pau, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, et le… public. Un peu plus de 200 personnes sont venues soutenir l’ancienne maire de Mont-de-Marsan dans la salle du Théâtre des Quatre Saisons. Une première dans cette campagne où, jusque-là, les candidats ont surtout dû composer avec le confinement, puis le déconfinement.

À quatre jours du premier tour, celle que les sondages donnent en troisième position avec 19 %- derrière la candidate RN Edwige Diaz (23 %) et le président PS Alain Rousset (25 %)- a donc pu renouer avec la tradition des meetings. Une réunion qui a débuté en images par un film retraçant sa campagne et dont l’un des personnages principaux n’était autre que l’une des personnalités politiques préférées des Français, l’ex-Premier ministre Édouard Philippe, qui était venu la soutenir lors d’un déplacement en Charente.

Attal offensif

De l’ex-locataire de Matignon à Gabriel Attal, il n’y avait qu’un pas. Sur scène, le porte-parole du gouvernement a signé un discours offensif, inscrivant pleinement – et à dessein – son propos dans cet horizon sanitaire qui s’éclaircit. « Si nous pouvons nous retrouver, c’est parce que nous avons été capables de surmonter cette crise, parce que les choix faits par le président de la République et le gouvernement ont été faits au bon moment, attaque-t-il. On nous reprochait de faire un pari sur la santé des Français, il n’y en a pas eu. On nous avait annoncé un échec de la campagne de vaccination, or, nous avons franchi l’objectif de 30 millions de primo vaccinés avant la date fixée, c’est une fierté. Avec le quoi qu’il en coûte, nous avons sauvé des entreprises. » « Mais, poursuit-il, le pays est à un tournant et nous aurons besoin de régions partenaires de l’État. Cette région n’a pas vocation à être une rente. »

« Rien ne changera… »

François Bayrou a poursuivi. Se défendant de vouloir critiquer Alain Rousset, il a, lui aussi, ciblé sa longévité à la tête de la Nouvelle-Aquitaine : « Cette région a besoin d’une approche nouvelle. Rien ne changera dans les années qui viennent… On a besoin de trouver un esprit nouveau pour cette région. C’est un enjeu d’urgence. »

Il appartenait à Geneviève Darrieussecq de conclure : « Un cinquième mandat pour Alain Rousset est-ce bien raisonnable ? Non. L’usure du pouvoir est là. » Pointant du doigt ses « vieilles alliances » et « sa probable future alliance avec les verts », elle a aussi dénoncé la « supercherie » du RN. Si elle est élue, elle promet « un équilibre territorial ». « L’aménagement du territoire n’a jamais été une priorité d’Alain Rousset : couverture numérique à la traîne, insuffisance des infrastructures routières et ferroviaires…. » Le mot de la fin : « Le 27 juin, la Nouvelle-Aquitaine doit changer. »

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