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Régionales: Geneviève Darrieussecq, ministre centriste et couleur locale

Publié le 30/05/2021 à 10:25, Le Point

Cheffe de file de la majorité présidentielle aux régionales en Nouvelle-Aquitaine, la centriste Geneviève Darrieussecq, médecin devenue ministre après une entrée en politique sur le tard, repart à l’assaut d’un mandat local dans son Sud-Ouest natal pour tenter de ravir la Nouvelle-Aquitaine au PS.

Native des Landes, la ministre déléguée à la Mémoire et aux Anciens combattants, peu connue du grand public, a été désignée pour prendre la tête d’un rassemblement réunissant les quatre formations de la majorité présidentielle – LREM, Modem, Agir, Territoires de Progrès ? ainsi que l’UDI et le Mouvement radical.

Objectif: détrôner l’actuel patron socialiste de la Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, en poste depuis 23 ans. Il est pour l’heure donné gagnant au second tour devant le Rassemblement national, selon un récent sondage.

Mais Geneviève Darrieussecq, 65 ans, peut se targuer d’avoir déjà créé la surprise. Entrée tardivement en politique dans le sillage de François Bayrou, pour devenir conseillère régionale d’Aquitaine en 2004, l’allergologue est parvenue en 2008 à briser l’hégémonie PS dans les Landes en ravissant aux socialistes la mairie de Mont-de-Marsan, à gauche depuis 46 ans.

En 2014, elle est réélue au premier tour. Pour nombre de Montois, leur maire est une élue affable, nature et accessible, qui a embelli la ville. Ses opposants, eux, évoquent des manières cassantes, voire autoritaires.

Pour Jean-Robert Cazeaux, président du Stade Montois, le club de rugby de la ville, dont Geneviève Darrieussecq, fan de sport, fut le médecin bénévole attitré de 1997 à 2007, « c’est une femme d’engagement, qui fait ce qu’elle dit et parle vrai, avec une vraie culture de sa ville et de son club ».

« On n’est pas réélu avec 56 % des voix si on n’a pas un très bon bilan », renchérit Mathieu Ara, son ancien directeur de cabinet à la mairie et son ex-chef de cabinet ministériel.

« Politique de droite »

« Quand je l’ai rencontrée au Conseil régional en 2004, elle était malheureuse de voir la région endormie, avec une mauvaise image, elle avait déjà envie de la faire évoluer », raconte-t-il à l’AFP. « Elle est profondément d’ici, elle connaît les acteurs économiques, agricoles… Cet ancrage, c’est sa grande force ».

Chef de file de l’opposition municipale pendant les années Darrieussecq, le socialiste Renaud Lagrave juge a contrario le bilan montois de la ministre « discutable et discuté ».

« Sa méthode de gouvernance est simple : d’abord elle décide, ensuite elle concerte », commente pour l’AFP la tête de liste PS dans les Landes pour les régionales. « A Mont-de-Marsan, elle a fait une politique de droite, libérale, notamment dans les transports publics. Elle a laissé des dossiers non achevés et une ville avec des difficultés financières », critique-t-il.

Évoquant à l’envi son « attachement charnel » au Sud-Ouest, Geneviève Darrieussecq conquiert successivement les échelons municipal, intercommunal, régional, départemental, avant de remporter un siège de députée des Landes en 2017.

Elle est dans la foulée nommée secrétaire d’Etat aux Anciens combattants dans le gouvernement d’Edouard Philippe, avant d’être promue ministre déléguée par Jean Castex.

Après avoir soutenu Alain Juppé pendant la primaire de la droite, elle exécute fidèlement depuis quatre ans la feuille de route mémorielle du président Emmanuel Macron: incitation des élus locaux à nommer des lieux publics avec les noms des combattants africains morts pour la France, gestion de dossiers sensibles liés à l’Algérie, comme la reconnaissance des harkis…

« Je ne sais pas si on peut avoir une mémoire partagée mais il faut des mémoires qui se respectent, capables d’échanger entre elles », confiait-elle récemment à l’AFP.

Son ministère tente également de moderniser la transmission mémorielle afin de susciter la curiosité et l’adhésion des jeunes générations. Elle a aussi été chargée de faire décoller le Service national universel (SNU), promesse de campagne du chef de l’Etat avant que le chantier passe sous le giron de l’Education nationale.

Mariée, mère de quatre enfants, la médecin a discrètement repris du service pendant la première vague de pandémie au printemps 2020, en renfort des équipes de l’hôpital militaire de Percy, en banlieue parisienne.

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